Les microblogs d’entreprise comme outil d’éveil

Connaissez-vous les microblogs ? Ce sont des blogs ultra-simplifiés où les billets sont au format SMS (pas plus de 140 caractères). Leur simplicité d’usage de même que leur parfaite intégration aux terminaux mobiles en ont fait une petite révolution : Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?.

Face à un tel succès, plusieurs se sont posés la question de savoir comment exploiter ce potentiel au sein de l’entreprise : Quelles utilisations en entreprise pour Twitter ? Mais les premières pistes de reflexion ne sont pas très probantes malgrè l’enthousiasme latent :

Avant de vous faire une première (mauvaise) impression sur le microbloging d’entreprise, sachez que cette pratique recèle un potentiel bien supérieur à ce que ne le laisse supposer l’austérité de l’outil. Pour vous en convaincre, je vous engange à lire ce très bon article de Bertrand Duperrin : Des outils d’éveil pour capter le bruit de votre entreprise.

Si je résume, il y a potentiellement quatres domaines d’application possibles pour le microblogging d’entreprise :

  • Documenter le quotidien, une thématique chère à l’ami Claude Malaison ;
  • Bénéficier d’un lien direct et immédiat avec sa communauté professionnelle (lorsque je pose une question sur Twitter, les réponses arrivnet en moisn d’1 minute) ;
  • Pouvoir faire de la veille empirique en favorisant la découverte par sérendipité (aléatoire en allant de tweets en tweets) ;
  • Sentir l’ambiance de votre communauté professionnelle (les sujets de préoccupation, les dernières infos chaudes…).

C’est d’ailleurs sur ce dernier point qu’à choisit de se positionner Yammer, un service de micro-blogging où les emploés doivent utiliser leur email professionnel pour s’inscrire et qui permet aux entreprises d’avoir un oeil sur ce que ses collaborateurs disent / ressentent / échangent… Ils appellent ça l’ »ambiant awarness« .

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Encore une fois, nous n’en sommes qu’au tout début des pratiques de microblog (qui commencent à se structurer : Le microblogging est-il en voie de maturation ?) qui plus est dans le monde de l’entreprise.

Quelles utilisations en entreprise pour Twitter ?

Je me suis déjà exprimé sur les utilisations marketing et marchandes de Twitter mais pas sur ces possibles utilisations dans le cadre de l’entreprise.

En effet si l’on considère que l’un des fondements de l’entreprise 2.0 est de faciliter la collaboration par une meilleure circulation de l’information, alors on ne peut pas faire l’impasse sur Twitter.

Le blog HiveTalk nous propose ainsi 7 usages probables de Twitter en Entreprise :

  • Indicateur de présence et d’état (”je suis là / en RDV“, “je suis dispo / ne pas déranger“) ;
  • Indicateur d’activité (”je suis en train de faire / finir cette tâche“) ;
  • Historisation de l’activité (ce que vous avez fait ces derniers jours) ;
  • Pense-bête (via l’envoi de message à soi-même par SMS) ;
  • Notification de mise à jour (”Allez voir la MAJ de tel document“) ;
  • Diffusion en masse de messages de dernière minute (”j’aurais 5 minutes de retard“) ;
  • Traitement des messages par lots (toutes les 30 minutes).

Bien évidemment celles et ceux qui ne connaissent pas Twitter vont avoir bien du mal à comprendre l’utilité de ce service. Il est vrai que la plupart de ces usages sont déjà pris en charge par d’autres outils (email, flux RSS…) mais qui ont été progressivement détournés de leur usage premier et son maintenant tellement pollués par notre usage quotidien qu’ils en deviennent contre-performant. C’est d’ailleurs ce que remarque ce billet de FASTForward Blog : Twitter Enters the Enterprise?.

Toujours est-il que Twitter reste un outil terriblement addictif, au même titre que Facebook qui est en passe d’être reconnu comme un véritable outils professionnel dans certaines structures (plus d’1/3 des employés de Google sont des acharnés).

Qu’est-ce à dire ? Que nous devons dès à présent nous préparer à l’arrivée du micro-bloging de proximité en entreprise ? Pas forcément, il reste encore de nombreux obstacles à franchir : la disponibilité d’une version internalisable au sein du domaine de confiance, la gestion plus fine de l’historisation et de la recherche, la stabilité lors de la montée en charge…

Bref, c’est pas gagné… mais dans le doute je vous recommande quand même d’y réfléchir au cas où…

/!\ Article initialement publié sur FredCavazza.net.

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