Adobe lance Acrobat Workspace et s’enlise dans la gestion documentaire

Adobe vient tout juste de lancer un nouveau service à sa suite collaborative Acrobat.com : Workspaces (« Espaces en ligne » en français). L’objectif annoncé de ce nouveau service est de faciliter la collaboration et le partage de documents en ligne : Acrobat.com Takes a New Step Today – Workspaces. Inutile de vous refaire le pitch sur la difficulté de gérer le partage de documents par email, la gestion des versions… car vous le connaissez par coeur.

Rien de très disruptif dans cette nouvelle fonctionnalité, car d’autres le propose depuis longtemps comme Drop.io, mais une intégration étroite avec la suite d’applications déjà en place (ConnectNow, Buzzword, Presentations, Tables, PDF Creator…).

Les espaces en ligne sur Acrobat.com

Les espaces en ligne sur Acrobat.com

Je trouve un peu présomptueux de présenter cette fonctionnalité comme un outil de collaboration. Tout au plus il s’agit d’un outil de partage de fichier, et j’aurais tendance à penser que les fichiers sont un frein à la collaboration. Car force est de constater que sur cette plateforme il ne se passe pas grand chose en dehors des fichiers (« change, révision, commentaires…). Il y a bien un outil pour faire des réunions virtuelles, mais il manque une solution de collaboration asynchrone pour compléter ce tableau. En ce sens, je suis bien d’accord avec l’article de The Next Web (dont le titre est trompeur) : Adobe Launches “Workspaces”, a Project Management Tool.

La gestion de projet, ou plutôt la collaboration au sein d’une équipe projet, est encore absente de la plateforme, rendant ainsi les collaborateurs toujours dépendant de leurs emails. Il existe pourtant d’innombrables solutions de collaboration en ligne (cf. Ne confondez plus gestion de projet et collaboration en ligne) qui pourraient parfaitement compléter le tableau sans nécessairement faire de l’ombre aux autres services (où sont les discussions « libres » ?). D’autant plus que la plateforme Acrobat est payante, cette lacune est donc inacceptable. Considérons que ceci est la conséquence de l’héritage culturel d’Adobe, inventeur du format PDF et acteur historique de la gestion documentaire.

Conclusion : Il leur reste encore un peu de route avant de proposer une offre cohérente et s’extraire de la dépendance des fichiers et emails.

2010 sera-t-elle l’année de la revanche pour Microsoft ?

J’ai déjà eu de nombreuses occasions de m’exprimer sur les dangers de l’usage intensif des documents bureautique et de l’email (information piégée qui n’évolue plus, circulation laborieuse des savoirs, dépendance à des formats de fichier propriétaires…). J’ai également rédigé un certain nombre d’articles sur des suites collaboratives en ligne plus « agiles » (SocialText, blueKiwi, XWiki, Confluence…). Il n’empêche, Office et Outlook sont encore largement présents en entreprise et il va bien falloir faire avec. Il n’est ainsi pas question de mettre à la poubelle plusieurs dizaines d’années d’archives de document sous prétexte qu’ils sont dans un format propriétaire. Voilà pourquoi je pense qu’il est largement le temps de faire le point sur ce que nous propose Microsoft pour 2010 qui risque bien d’être l’année de l’offensive du géant de Redmond qui s’apprête à sortir des nouvelles versions beaucoup plus tournées vers la collaboration et le SaaS.

Cela commence avec Office 2010 qui apporte sont lot de nouveautés : outils de collaboration en temps réel intégré, versions web des applications… La suite Office ne se cantonne donc plus au poste de travail et compte bien dépoussiérer son image : Microsoft Office 2010, The 5 Most Intriguing Features et Microsoft Office 2010 Web Apps Beta Available to SharePoint Users.

La version web de MS Word

La version web de MS Word

À noter également l’existence de modules complémentaires pour faire de la collaboration à plusieurs sur un même document : DocVerse Turns Microsoft Office Into Google Docs With Collaboration Plug-In.

Il y a aussi des améliorations apportées à Outlook avec le lancement de Outlook Social Connector, un module d’agrégation sociale qui permet de centraliser pour chaque personne (conversations, RDV…) sous forme de flux, avec en prime la possibilité de rapatrier des données de services externes comme LinkedIn : Microsoft Outlook to Connect LinkedIn to Your Inbox.

Le Social Connector d'Outlook

Le Social Connector d'Outlook

Mais le gros morceaux c’est bien évidement le lancement prochain de SharePoint 2010, la plateforme de collaboration de Microsoft : Describing SharePoint 2010 in 1 Sentence, 8 Categories and 40 Feature Areas. Pour le moment en phase beta (SharePoint 2010 Beta Available for All to Download), cette édition 2010 se présente comme une évolution majeure avec un certain nombre de nouveautés :

  • Nouvelle interface plus réactive (édition en contexte) et plus homogène (intégration du ruban Office) ;
  • Intégration plus poussée avec Office (version desktop et web) ;
  • Refonte des espaces collaboratifs (anciennement Groove et bientôt Workspace) ;
  • Accès via mobile (Windows Mobile 6.5 obligatoire) ;
  • Édition simultanée sur un même contenu ;
  • Profil enrichi pour les collaborateurs ;

    Les profils enrichis de SharePoint 2010

    Les profils enrichis de SharePoint 2010

  • Principe de social feedback pour tout type de contenu (bookmark, tags et notation) ;
  • Gestion plus performante de la base documentaire (Enterprise Metadata, Digital Asset Management…) ;
  • Recherche de personne (avec approximation phonétique du nom…) ;

    La recherche de collaborateurs dans SharePoint 2010

    La recherche de collaborateurs dans SharePoint 2010

  • Extraction de données via les Excel Services (pour publier des KPIs sur un tableau de bord par exemple) ;

    Les "insight" de SharePoint 2010

    Les "insights" de SharePoint 2010

  • Administration simplifiée…

Comme vous pouvez le constater la liste des modifications est longue et l’ambition de Microsoft est à la mesure des moyens déployés. Le géant de Redmond s’apprête donc à frapper un grand coup, il n’en faut pas moins pour maintenir une présence en entreprise qui ne se justifie plus. Comprenez par là que je suis persuadé que l’avenir de la collaboration en entreprise se situera en ligne au sein d’intranets applicatifs et sociaux. L’époque où chaque collaborateur dispose d’un ordinateur avec une suite bureautique installée dessus est révolue (ou en passe de l’être). Changer les mentalités et habitudes est un travail de longe haleine mais c’est une étape obligatoire pour « libérer » les savoirs et démultiplier les leviers de collaboration / innovation.

Attention à ne pas mal interpréter mes écrits : La dynamique collaborative ne se résume pas au choix du bon outil, d’ailleurs il n’y a pas de bons ou mauvais outils, juste des outils plus ou moins bien adaptés. Dans l’absolu, mieux vaut une expérimentation d’entreprise 2.0 utilisant SharePoint 2003 mais avec le soutien entier de la DG / DSI plutôt qu’un projet pirate utilisant SocialText. J’irais même plus loin en disant que SharePoint n’est maintenant plus réellement le « problème ». Ce qui est néfaste à la productivité de l’entreprise, c’est le recours systématique aux fichiers bureautique pour véhiculer les informations et stocker les savoirs.

Une configuration intéressante serait d’utiliser ce nouveau SharePoint pour exploiter la montagne de fichiers bureautique déjà créés et de progressivement basculer sur des formats plus collaboratifs comme les blogs internes ou wikis (sous réserve que les données ne soient pas à nouveau stockées dans un format propriétaire).

Bref, nous en revenons à ce que j’écrivais en début d’article : Il faut savoir faire avec ce que l’on a (des tonnes de fichiers doc, xls, ppt…) et préparer la transition en douceur pour s’assurer de l’adhésion d’un maximum de collaborateurs. Partant du principe qu’une telle transition peut facilement durer une dizaine d’années, je me réjouis que Microsoft ait décidé de mettre le cap sur la collaboration (revenant probablement ainsi sur le devant de la scène face à des concurrents beaucoup plus petits). Affaire à suivre…

XWiki Enterprise sort sa V.2

Normalement c’est à la fin du mois de septembre que sortira de façon officielle la V.2 de XWiki Enterprise. Comme c’est la première fois que je parle de cette solution française sur ce blog, je vais prendre le temps de vous expliquer en quoi nous pouvons être très fièr de cette solution (française je vous le rappelle). Contrairement à ce que son nom peut vous faire croire, XWiki est plus qu’un wiki, c’est une plateforme applicative comme l’était JotSpot avant le rachat par Google. Précision qui a son importance : c’est une solution open source publiée en licence LGPL.

Exemple de Wiki d'entreprise avec XWiki V.2

Exemple de Wiki d'entreprise avec XWiki V.2

Fondée en 2004, XWiki est une start-up française lancée par Ludovic Dubost et dans la quelle travaille entre autre Émilie Ogez. Il existe plusieurs produits dans la gamme de XWiki :

Mais XWiki c’est aussi un prestataire de service (à retrouver sur XWiki.com) et une communauté (sur XWiki.org). Il y a en fait derrière cette solution tout un écosystème qui propose des applications à greffer sur la plateforme.

Mais revenons à nos moutons et à la seconde version. Au programme des nouveautés :

  • Une nouvelle interface plus sobre, plus conviviale et plus facile à modifier ;
  • Des favoris qui permettent de s’abonner aux pages de son wiki et de recevoir des notifications par mail lorsqu’elles sont modifiées (les pages) ;
  • Un éditeur de texte riche plus puissant et plus stable ;
  • Une amélioration du clustering qui est maintenant basé sur le nouveau concept d’événements distribués ;
  • La possibilité de créer des macros au sein de votre wiki ;
  • Ainsi que de nombreuses corrections et améliorations du produit.

Toutes les infos sont dans les Release Notes et la Roadmap. En illustration le nouvel éditeur WYISWYG :

L'éditeur WYSIWYG de XWiki V.2

L'éditeur WYSIWYG de XWiki V.2

Et l’interface de choix du thème :

La gestion des thèmes dans Xwiki

La gestion des thèmes dans Xwiki

Si vous voulez creuser vous pouvez aller voir les différentes études de cas (AFP, EADS…).

J’ai de nombreuses choses à dire sur XWiki et notamment sur les possibilités de structuration du contenu ou sur les expérimentations de Wiki en monde P2P mais je préfère réservé ça pour un prochain billet (avec peut-être une interview si je suis en forme).

Ha au fait, est-ce que je vous ai précisé qu’XWiki a été retenu pour l’appel à projets Web 2.0 innovants ?

Le plein de nouveautés pour l’édition 2009 de la conférence E2

Comme chaque année, le petit monde de l’entreprise 2.0 se réunit à Boston pour la grande messe annuelle : la conférence Enterprise 2.0. Le programme de l’édition 2009 a l’air très chargé, heureusement que nous pouvons compter sur nos correspondant francophones (Claude, Xavier et Richard…). Cette conférence est l’occasion pour les éditeurs d’annoncer ainsi de nouvelles versions.

Mindtouch a donc présenté hier sa solution de Collaborative Intranet, la première d’une série de 3 briques technologiques essentielles qui sont censée révolutionner notre façon de collaborer (lire à ce sujet : The New MindTouch Collaborative Intranet: Way More Than Just Wiki et The Future of Collaborative Networks).

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Le collaborative Intranet de MindTouch

SocialText a également profité de l’occasion pour dévoiler sa nouvelle grille de tarifs (gratuit en dessous de 50 utilisateurs) ainsi qu’un tableur en ligne : Distributed Spreadsheets. Plus d’infos ici : Let’s Talk about Numbers et Socialtext Unveils SocialCalc & Freemium Pricing.

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Le tableur en ligne de SocialText

Mais ce n’est pas tout puisque les absents de cette conférence brillent également par leurs nouveautés :

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La solution de collaboration en ligne d'Adobe

Voilà ce que l’on sait pour le moment. La conférence n’est pas terminée alors restez à l’écoute pour un débrief plus complet.

Des réunions de travail plus efficaces

Les outils collaboratifs permettent de diminuer le nombre de réunions de travail mais aussi de les rendre plus efficaces.

La plupart de ces réunions étant en effet découpée en 2 temps, un premier temps de bilan,  suivi d’un deuxième temps de planification, elles peuvent grâce aux outils 2.0 être largement simplifiées puisque ceux-ci permettent logiquement d’avoir une vision globale en temps réel des projets et donc de supprimer la partie « bilan » des réunions.

C’est ce que j’ai souhaité représenter dans le schéma ci-dessous en considérant une équipe projet, c’est-à-dire un groupe de collaborateurs travaillant sur le même projet et se réunissant pour faire un point sur le projet et planifier le travail à venir.

Une réunion classique débute toujours par un phase de bilan

Dans une organisation classique, chaque collaborateur a son rôle dans le projet, chacun produit un travail (qu’il soit manuel ou intellectuel) et échange avec ses collaborateurs. Pour autant aucun n’a une vision globale du projet, chacun connaît seulement son travail et ses interactions.

Ainsi, dans une organisation classique, une réunion débute forcement par un temps d’échange où chaque collaborateur fait un bilan de son travail (phase 1) afin que tout le monde acquière une vision globale du projet (phase 2).

Ce n’est qu’une fois cette vision globale construite que l’équipe peut enfin commencer la phase productive de la réunion (phase 3), la phase de projection dans l’avenir : planification, échanges, brainstorming, apport d’informations, apport d’idées, corrections, re-travail…

Une réunion dans une entreprise 2.0 se concentre sur la phase productive

Dans une organisation d’entreprise 2.0, les collaborateurs travaillent avec des outils qui centralisent l’information. Ils bénéficient ainsi d’une vision globale en temps réel du projet. 

Les phases 1 et 2 des réunions de travail ne sont donc plus nécessaires, les collaborateurs peuvent directement aborder la phase 3.

réunion_de_travail

Note : Ce que j’ai décrit ici est un fonctionnement idéal, il est clair que les outils des entreprises 2.0 ne se substituent pas à l’empirisme des rapports humains. La phase de bilan reste encore nécessaire pour échanger ses sentiments et ses ressentis.  

Note : Il existe bien sûr toutes sortes de réunions qui ne rentrent pas dans ce cadre d’analyse.

Les solutions de collaboration d’entreprise arrivent-elles à maturité ?

Serions-nous arrivés à un pic d’innovation pour les solutions de collaboration d’entreprise ? C’est en tout cas ce que l’on est en droit de penser au regard du (petit) marché des suites d’enterprise social software. C’est en lisant le descriptif des fonctionnalités de CubeTree (cf. CubeTree Launches As A Facebook + FriendFeed + Twitter For Enterprise) que j’en suis arrivé à cette réflexion : toutes ces solutions reposent sur le même modèle.

Le tableau de bord de CubeTree

Le tableau de bord de CubeTree

Pour simplifier, si l’on regarde dans le détail ce que propose des éditeurs comme SocialText, blueKiwi ou Jive, nous pouvons résumer leur offre à trois grandes fonctions :

  • Le profil où l’on retrouve toutes les informations relatives au collaborateur et à ses compétences, il fait le point avec le réseau social interne ;
  • Le flux d’activité qui documente le quotidien des collaborateurs et leur production ;
  • Les outils collaboratifs (wiki…) qui permettent aux collaborateurs d’échanger, de partager, de co-créer…

Ces trois grandes fonctions étant concentrées dans le tableau de bord personnalisé où le collaborateur peut suivre en un coup d’oeil l’activité récente, avoir accès en un clic à ces outils de travail…

Bref, j’ai comme l’impression que toutes les suites collaboratives se rejoignent et affichent une certaine forme de cohérence dans les fonctionnalités et leur orchestration. Après cela, ces acteurs se différencient de par l’évolutivité de leur solution (ajout de fonctionnalités, personnalisation…), la capacité d’ouverture (importation / exportation de données, documents, profils…) et le pricing.

Je serais bine incapable de vous recommander tel ou tel acteur, mais je suis intimement persuadé que l’important n’est pas l’outil choisi mais la façon dont seront accompagnés les collaborateurs dans leur découverte / appropriation de ces nouvelles formes de collaboration (beaucoup moins d’emails, de réunions, de documents…).

IBM travaille sur un browser dédié à la collaboration

En ce moment les projets autour d’outils de collaboration en ligne ne manquent pas. Dernier en date, celui d’IBM qui s’appelle pour le moment « Blue Spruce« .Il s’agit visiblement nom pas d’un logiciel mais d’un navigateur ou plutôt d’une sur-couche pour les navigateurs. L’objectif de cet outil sera de fournir aux collaborateurs une plateforme qui leur permette de travailler en ligne sur des applications métier et de collaborer également en ligne (co-création…) : First Look at Blue Spruce, IBM’s Next Generation Browser Platform.

Cette future offre prendra vraisemblablement la forme d’un plug-in qui servira d’environnement d’excécution et de communication comme expliqué ici : IBM working on Web-based collaboration platform. Il y a donc un gros volet collaboration qui va visiblement venir en concurrence de solutions comme Adobe Genesis.

La plateforme de collaboration d'IBM

La plateforme de collaboration d'IBM

Plus intéressant, cette plateforme servira également à faire tourner des applications en ligne. Il n’est pas ici question d’un nouveau langage de développement mais plutôt d’un « accélérateur » (ou d’un « fiabilisateur ») qui repose sur les technologies web traditionnelles (HTML, CSS, javascript…). Différentes expérimentations sont déjà mené avec des prototypes d’applications métier :

Une application métier dans Blue Spruce

Une application métier dans Blue Spruce

Voilà donc un projet ambitieux dans lequel s’est lancé IBM, attendons de voir comment ce projet évolue puisqu’ils en sont au tout début. Je trouve en tout cas très intéressante l’idée de pouvoir intégrer de façon native des modules de collaboration (visio-conf, tchat…) à une application métier. A suivre…

Ne confondez plus gestion de projet et collaboration en ligne

J’ai déjà eu l’occasion de vous vanter les mérites d’une approche légère (on-the-cloud) par rapport aux approches lourdes reposant sur des logiciels. Je souhaiterais aborder aujourd’hui le cas emblématique des espaces de collaboration en ligne. Pourquoi emblématique ? Parce que c’est dans le quotidien de la gestion de projet que se cristallisent les défauts de l’Entreprise 1.0 (rigidité, manque de communication transverse, gaspillage de ressources et d’énergie…).

Je profite donc de la publication récente d’un billet sur le sujet (Project Management, Collaboration and How Our Brains Works) pour faire un rapide tour d’horizon des bénéfices et des solutions. Vous noterez au passage que je fais la distinction entre collaboration et gestion de projet car bien trop souvent on oppose deux types d’outils qui répondent à des besoins différents :

  • Microsoft Project est ainsi un logiciel de planification et de gestion de projet très robuste (qui a fait ses preuves pour de gros chantiers) et qui repose avant tout sur une gestion rigoureuse des rôles, du planning et des coûts ;
  • Basecamp est un outil de collaboration en ligne qui met l’emphase sur la circulation de l’information et sur une dynamique participative (commentaires, wikis…).

De ce point de vue, les outils de collaboration en ligne sont donc plus une alternative aux emails, fichiers bureautiques et autres réunions d’équipe. J’insiste néanmoins sur le fait que ces deux approches peuvent se compléter (Basecamp s’intègre très bien à votre système de messagerie).

D’un point de vue strictement opérationnel (j’utilise Basecamp depuis près de 3  ans), ces espaces de collaboration en ligne sont une authentique révolution dans nos pratiques de collaboration de tous les jours. Ils reposent de plus sur des outils extrêmement simples :

  • Un blog pour communiquer sur l’actualité du projet ;
  • Un wiki pour partager de l’information ;
  • Un réservoir de fichiers (avec une gestion des versions) ;
  • Un système de gestion des tâches et des jalons ;
  • Un tableau de bord.
Le tableau de bord dActiveCollab

Le tableau de bord d'ActiveCollab

Isolés ces outils ne vous apporteront pas satisfaction (loin de là) mais mixés ensembles il développent une alchimie incroyablement puissante pour fédérer et animer une communauté autour d’un projet. Communauté ? Hé oui, car c’est bien là le fond du problème : Autant il est très compliqué de motiver et fédérer les membres d’une équipe projet autour d’outils génériques comme l’email ou MS Project ; autant l’implication des membres est beaucoup plus forte avec des outils de collaboration ouverts comme les blogs et wikis.

Bref, je suis un fervent promoteur de ces solutions qui cumulent les avantages :

  • Elles soulagent votre messagerie (en évitant le déluge d’emails et de réponses) ;
  • Elles proposent un mode de collaboration moins intrusif / autoritaire (vous consultez l’espace projet quand vous êtes disposé à le faire, on ne vous inscrit pas de force à une liste de diffusion) ;
  • Elles décomplexent les plus timides que les « Répondre à tous » effraient mais qui n’hésitent pas à laisser des commentaires ;
  • Elles permettent d’éviter la prolifération de document inutiles (ordres du jour et comptes-rendus de réunion, point projet…) ;
  • Elles permettent d’archiver la mémoire d’un projet (les nouveaux venus peuvent consulter l’historique sans avoir besoin de solliciter tous les membres pour savoir où sont les fichiers et pour se faire forwarder les anciens emails) ;
  • Elles sont extrêmement simples à déployer et à faire évoluer (celles et ceux qui ont déjà été confrontés à MS Project ou eRoom savent de quoi je parle) ;
  • Elles nivèlent les rôles pour que les prises de parole de chacun aient la même importance (tout le monde à un compte et basta) ;
  • Elles centralisent l’information et l’activité récente notamment au travers des tableaux de bord et des workstreams (le flux d’activités relatif au projet) ;
  • Elles s’intègrent sans problème à d’autres outils de communication (Emails, flux RSS, API)…
Les billets et commentaires de Basecamp

Les billets et commentaires de Basecamp

Bref, je pourrais argumenter comme cela pendant des heures je pense que vous avez bien saisis l’intérêt de ce type de solution.

Au niveau de l’offre, les solutions sont nombreuses : Basecamp, ActiveCollab, Zoho Project, ProjectPlace, GoPlan, 5PM, Wricke, SantexQ, ClariZen, LiquidPlanner, Assembla, ProjectThingy, ComindWork, Nozbe, CentralDesktop, Huddle, ProjectDesk, Sosius, @Task… et possèdent chacune des caractéristiques répondant à vos contraintes. Je serais bien mal placé pour vous conseiller l’une ou l’autre de ces solutions mais je pense que vous devez au moins en tester une pour bien appréhender le potentiel qu’elles représentent.

Le mot de la fin : Je peux vous assurer que vous vivrez bien mieux votre projet sans emails et qu’une fois testées, vous ne pourrez plus vous passez de ces solutions de collaboration en ligne.

Expérimentez la collaboration en temps réelle avec Colaab

Certains vous diront que rien ne remplace une réunion : tout le monde est concentré et les échanges y sont plus riches. Voilà la théorie, mais en pratique lorsque vous enchaînez une à deux réunions par jour ça devient vite très lassant. Le problème ne vient pas du format car les réunions sont un outil de travail très puissant, mais plutôt de l’utilisation que l’on en fait. Nous avons en effet tous tendance à réunioner pour tout et n’importe quoi :

  • Les réunions du lundi matin où il y a toujours les mêmes retardataires ;
  • Les réunions de fin de matinée où tout le monde vient les mains dans les poches sans trop savoir ce qui va s’y passer ;
  • Les réunions du début d’après-midi avec les digestions difficiles du repas gargantuesque d’où vous sortez juste avec votre client ;
  • Les réunions marathon de fin de journée organisées par des collègues célibataires qui ont peur de se retrouver tout seul chez eux…

Nous aurons l’occasion de reparler de cet épineux problème de la réunionite.

Je souhaiterais vous parler aujourd’hui d’un type de réunion particulièrement chronophage et compliquée à gérer : la réunion de revue d’un document. Indispensable pour faire avancer la rédaction d’un document important impliquant différentes personnes ou département, ces réunions peuvent se révélées très pénibles à organiser en fonction du nombre de participants, de la longueur du document, de son état d’avancement et surtout de la récurrence.

Tous ces facteurs font dangereusement chuter la motivation et surtout l’attention des participants. Pour y palier, il existe une catégorie d’outils en ligne très pratiques : les espaces de collaboration en ligne. Le principe est simple : tout le monde se connecte à partir de son poste de travail (pas la peine de se battre pour une salle de réunion, peut s’organiser très rapidement si tout le monde est disponible) et chacun commente et annote le document au fur et à mesure de son passage en revue.

Dans cette catégorie il y a les poids lourds du secteur comme Adobe Connect ou Webex mais il y a également des acteurs de niche comme Colaab. Cette solution vous permet de créer très facilement des espaces de travail, d’inviter des collaborateurs, de gérer leurs droits et bien évidement de partager des documents à l’écran :

La colaboration en ligne avec Colaab

La collaboration en ligne avec Colaab

Vous noterez en bas à gauche de l’écran les différents outils d’annotation ainsi que le tchat en haut à droite.

Encore une fois l’idée n’est pas de remplacer TOUTES les réunions, mais plutôt de proposer une solution alternative pour éviter les réunions superflues qui nous gâchent le quotidien professionnel.

Si vous connaissez / utilisez d’autres services, n’hésitez pas à le signaler dans les commentaires. (via WebWorkerDaily)

Facebook peut-il être un outil de travail collaboratif ?

À l’instar de Bluehouse qui ne cache pas ses ambitions, vous êtes-vous déjà posé la question de savoir s’il était possible de collaborer efficacement sur Facebook ? La réponse est visiblement oui. Entendons-nous bien, il s’agit de collaboration active, pas de réseautage (cf. Facebook at Work – Slacking or Networking?).

Le blog Nudge nous propose ainsi une petite sélection d’outils de collaboration qu’il est possible de déployer sur Facebook : Collaboration on Facebook: Serious Business.

Il y a tout d’abord les fonctions natives de Facebook comme les groupes privatifs (réservés aux employés) et les tchats qui sont une alternative intéressante aux autres systèmes de communication (partant du principe qu’un salarié lambda passe plus de temps sur Facebook que sur son logiciel de messagerie).

Il y a ensuite des applications de gestion de projet comme MyOffice.

Nous avons aussi les espaces collaboratifs de chez Huddle : Workspaces by Huddle.

Et il y a enfin les applications d’édition simultanée comme Blackboard : Bb Sync.

Donc comme vous pouvez le constater, il y a (en théorie) une offre assez complète d’outils de collaboration disponibles sur Facebook. Suffiront-ils à donner ses lettres de noblesse au réseau des réseaux ? Pas sûr. Toujours est-il que c’est quand même un cadre de travail agréable, même si l’attention risque de ne pas être au rendez-vous. Je préfère encore miser sur des outils dédiés comme ceux de 37Signals (en attendant qu’IBM se décide à faire quelque chose de vraiment intéressant avec Bluehouse).

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