L’entreprise 1.0, 2.0 et 3.0 en un schéma

Ayant travaillé récemment sur la représentation graphique de l’évolution du web (du web 2.0 au web 3.0), j’ai eu envie de me plier à ce même exercice pour l’entreprise 2.0 :

Comment représenter en un schéma simple l’évolution de l’entreprise 1.0 à l’entreprise 3.0 en passant par l’entreprise 2.0 ?

J’ai choisi d’utiliser pour cela l’architecture des systèmes d’information des entreprises dans le cadre de leur knowledge management :

  • Comment accède-t-on à l’information/document dans une entreprise 1.0 / 2.0 / 3.0  ?
  • Qu’est-ce qu’un fichier dans une entreprise 1.0 / 2.0 / 3.0 ?
  • Quel est le noyau central du système d’information de knowledge management dans une entreprise 1.0/2.0/3.0 ?

knowledge management 3.0

Surmenage, le web 3.0 à la rescousse du salarié 2.0

Suite à la publication de mon billet Salarié 2.0 vs. salarié 1.0, j’ai eu beaucoup de retour concernant la problématique du temps et de la productivité. En effet mon billet mettait en exergue la multitude de services que le salarié 2.0 doit gérer au quotidien et posait par conséquent la problématique du temps nécessaire à la gestion de ces services.

Photo de Teriyaki Matz’

Surmenage dû à une ultra-connectivité

Le salarié 2.0 possède tous les terminaux nécessaires pour rester connecté en permanence à la toile (ordinateur (ultra)portable, smartphone…) et est connecté à une multitude de réseaux qui sollicitent son attention fréquemment. Il est clair que cette ultra-connectivité peut engendrer une baisse de la productivité, voir même un surmenage ou un burn out.

Chaque service est potentiellement ultra-productif

Il ne faut pas oublier que tous ces services 2.0 sont tous, chacun indépendamment, des outils pouvant potentiellement augmenter notre productivité. Les agrégateurs de flux ont boosté la veille, les réseaux sociaux ont dopé nos réseaux professionnels et nos activités commerciales , les micro-blogs nous ont permit une réactivité jamais atteinte jusqu’ici…

Mais pas d’offre globale 2.0

Le salarié 2.0 est radicalement plus productif que le salarié 1.0 à condition de savoir gérer tous ces outils, savoir jongler entre chacun. C’est là le point noir de la migration vers l’entreprise 2.0 puisque nous vivons une période charnière où les outils de collaboration et de communication foisonnent et se font concurrence sans qu’aucune offre professionnelle bien construite et abordable n’ait vu le jour.

Il existe bien sûr des offres propriétaires qui proposent un bouquet de services 2.0. Mais ces offres ont 2 défauts :

  • elles ne sont jamais complètes, elles ne remplaceront jamais TOUS les outils du salarié 2.0,
  • elles sont propriétaires et donc par définition déconnectées des autres solutions, ce qui au final ne les rend pas très 2.0.

Des solutions comme SocialText, BlueHouse ou BlueWiki, aussi complètes soit-elles, sont fermées sur elles-mêmes. Tous les outils qu’elles proposent ne me permettent de gérer mes relations qu’avec les personnes qui sont elles-mêmes dans leur escarcelle, c’est-à-dire seulement mes collaborateurs et éventuellement mes clients.

Alors quel est l’outil idéal au service des salariés 2.0 ?

L’outil idéal est fondamentalement OUVERT (ou alors tellement utilisé qu’il est devenu la norme) afin de permettre au salarié 2.0 de gérer tous les aspects de son travail, qu’ils soient tournés vers l’extérieur de son entreprise ou vers l’intérieur.

Je rêve d’un web-service, une solution SaaS, qui agrégerait en un seul endroit et d’une manière très intelligente (du web sémantique quoi ! D’où le 3.0 du titre) tous les outils 2.0 que le salarié manipule au quotidien.

Un espace accessible depuis n’importe où, depuis n’importe quel terminal (laptop, smartphone…), où je me connecte en utilisant mon OpenID, qui me permet de lire mes mails, de voir mon agenda, de faire ma veille, de faire de la gestion collaborative de projet, de la CRM, d’être en contact avec mes réseaux professionnels, d’être en contact avec mes collègues, avec mon équipe…

  • Pendant que je rédige un mail à un collaborateur, le service me propose les derniers posts de mes flux RSS qui sont en rapport avec ce que je suis en train d’écrire.
  • A la lecture d’un post de mes flux RSS, le service me fait ressortir les tweets de mes followers qui parlent de ce sujet.
  • En consultant la fiche d’identité d’un client, je découvre également son lifestreaming.
  • Dans mon agenda, je peux voir non-seulement les agendas de mes collègues mais également les agendas publics de mon réseau professionnel. Et découvrir les personnes qui ont entré dans leur agenda le même événement que moi.
  • Mes documents créés que je rends publics sont automatiquement disponibles sur des plateformes comme slideshare. Et les personnes qui consultent ces documents remontent automatiquement dans un groupe de mes contacts : suggestion de contacts.
  • A la rédaction d’un document, le système me propose de lire d’autres documents qui abordent le même sujet, rédigés par des collaborateurs ou des personnes qui me sont complètement inconnues.
  • Tous les statuts (twitter, facebook, plaxo…) de tous mes contacts sont agrégés en un seul endroit et mis-à-jour en temps réel. Mais pour ne pas être noyé par ce lifestreamign de tous mes contacts, j’ai a disposition des outils de tris sémantiques me permettant de retrouver en quelques secondes qui a dit/fait quoi et quand, ou de découvrir l’info à ne pas rater en ce moment.
Voilà j’ai trouvé ce que je veux pour noël.

Veille partagée : solution + tutorial

La veille a toujours été le nerf de la compétition économique à laquelle se livrent les entreprises : veille stratégique, veille technologique, veille concurrentielle, veille produit, veille commerciale, veille sociétale…

Aujourd’hui le développement économique est tellement important et rapide que la veille est devenue un véritable sport de haut vol, un exercice d’endurance… une performance.

Heureusement, de nombreux outils permettent de nous faciliter notre travail de veille. Parmi ceux-ci vous connaissez bien-sûr les flux RSS et les agrégateurs de flux.

(Petit rappel pour ceux qui ne sont pas convaincus de l’utilité des flux RSS dans la veille :
Les fils RSS et la veille, RSS et veille)

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Ainsi donc, tous vos collaborateurs qui sont amenés à faire de la veille utilisent déjà les flux RSS et un agrégateur. C’est bien mais les veilleurs partagent-ils leurs « trouvailles » avec leurs collaborateurs ? Et comment les veilleurs partagent leurs « trouvailles » avec leurs collaborateurs ?

Font-ils des rapports réguliers dans lesquels ils consignent chaque info qu’ils jugent pertinente ? Envoient-ils par e-mail les infos aux personnes susceptibles d’être intéressées ? Mais alors d’une veille synchrone, le partage devient asynchrone ! D’une veille centralisée, le partage devient dispersé !

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Pour répondre à cette question et améliorer ainsi notre veille, nous avons mis en place dans mon agence une solution que je vous propose de découvrir. Voici d’abord un schéma illustrant la solution, suivi de quelques explications et enfin d’un tutorial.


(1) Les veilleurs veillent. Ils consultent dans leurs agrégateurs des centaines de flux RSS
(2) Les veilleurs filtrent l’information. Dans la multitude d’infos, ils sélectionnent celles qui peuvent être intéressantes. Ces sélections d’articles forment elles-mêmes des flux RSS.
(3) Les différents flux RSS qui concernent un même sujet sont fusionnés en un seul flux.
(4) Tous les collaborateurs susceptibles d’être intéressés par un sujet « veillé » ont à leur disposition un flux RSS qui regroupe au même endroit la sélection faite par les veilleurs à ce sujet, la crème de la crème !

Bien sûr les veilleurs eux-mêmes consultent aussi le flux remixé afin de profiter de la sélection de leurs confrères. Idéalement d’ailleurs, chaque collaborateur devrait participer à la veille : chacun participe d’une part à la création de ces flux de sélection et profite d’autre part de la sélection des autres.

Note : le schéma représente le partage d’un seul sujet.

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