Tibbr = Social inbox + Microblog + Dashboard

Vous connaissez Tibco ? Pour vous la faire simple, c’est un éditeur de solutions de gestion des informations, données et processus. Ils éditent, entre autres, des solutions de B.I. comme Spotfire. Quel rapport avec l’Entreprise 2.0 et les solutions de collaboration ? Le lancement d’un nouveau produit particulièrement intéressant : Tibbr.

À l’origine, Tibbr était une solution de collaboration reposant sur les messages courts et les notifications. En d’autres termes : une solution à mi-chemin entre microblog et lifestream, comme il en existe déjà de nombreuses (Yammer, Socialtext Signals, Chatter, Co-op, Socialcast…). Rien de très nouveau si ce n’est que Tibbr propose maintenant une solution plus complète qui permet d’agréger un certain nombre de sources internes et externes (d’où la notion de « social inbox« ) et de suivre une activité ou des processus (d’où la notion de « dashboard« ). C’est donc une solution plus sophistiquée qu’elle n’y parait avec ses aires de Twitter d’entreprise :

L'interface de Tibbr

De nombreuses fonctionnalités sont listées sur le site dédié à la solution, mais ne vous y trompez pas, elles forment un tout cohérent : TIBCO’s tibbr May Be the Enterprise 2.0 Solution You’ve Been Waiting For. Laissez-moi vous résumer ce que vous pouvez faire :

  • Rechercher des collaborateurs dans l’annuaire vous abonner à leur flux (sur le même principe que Twitter) ;
  • Définir des sujets et vous y abonner (les « Subject Event Stream » qui fonctionnent sur le même principe que Quora) ;
  • Intégrer des flux en provenance de plateformes sociales externes comme des fils RSS, Facebook, Twitter ou LinkedIn (les « Social Event Streams » sur le même principe que Friendfeed) ;
  • Connecter des applications internes pour recevoir des notifications (les « Application Event Streams« ) ;
  • Filtrer et agréger vos emails sous forme de conversations (un peu comme le fait Gmail) ;
  • Définir la granularité des informations en fonction des sources (en temps réel, toutes les heures, une fois par jour…) ;
  • Consulter votre flux personnel depuis votre smartphone (Blackberry, iPhone, Android)…

Tibbr disponible sur différents terminaux mobiles

Comme vous pouvez le constater, cette solution couvre donc un large spectre de services et rentre en concurrence avec les outils de microblog, de workstream, de dashboard… Elle est de plus disponible en SaaS ou en version hébergée. Personne n’attendait réellement Tibco sur ce créneau, mais cette annonce risque de faire du tort à des solutions moins ambitieuses comme Office Talk présenté récemment par le Microsoft Lab.

Pour le moment cette solution n’a pas été officiellement lancée en France, mais les premiers retours sont plutôt positifs et donnent envie de tester la solution : Tibbr, A True Enterprise Collaboration Platform Providing Both Content and Context.

On reparle des touchbooks BtoB avec le Blackberry PlayBook

Après Cisco et son Cius (cf. Cisco lance Cius, le premier touchbook BtoB), HP et sa future Enterprise Tablet, c’est au tour de RIM / Blackberry de sortir un touchbook BtoB : le Playbook. Annoncé en début de mois, ce nouveau venu dans la gamme des smartphones de la marque canadienne confirme une tendance détectée il y a quelques semaines : la montée en puissance des touchbooks dans un contexte d’entreprise.

Inutile de vous détailler les caractéristiques techniques de cette machine (écran 7 », 2 webcams, Wi-Fi a/b/g/n…) car d’autres l’on fait mieux que moi : RIM Reveals Its iPad-Killer, The BlackBerry PlayBook.

Premières images du touchbook BtoB de Blackberry

La question qui nous intéresse est plus de savoir ce que l’on va faire de ces nouveaux terminaux. Tout comme les smartphones se sont petit  petit imposés comme l’outil indispensable du cadre (pour être en permanence connecté à ses emails, son calendrier…), le touchbook va-t-il être le nouveau signe de reconnaissance des cadres dynamiques ? Il y a de fortes chances.

Par contre là où je suis très sceptique, c’est quant au positionnement du produit. D’une part, ce PlayBook affiche des caractéristiques techniques très (trop ?) proches d’un laptop ; d’autre part, les illustrations utilisées sur le site du constructeur me semblent bien éloignées de l’environnement professionnel.

Mais que fait ce bébé dans un environnement professionnel ?

Concernant les usages, je reste sur ma première idée d’écran d’appoint permettant de rester en contact permanent avec ses systèmes de communication (emails, messagerie instantanée, microblog…) et le système d’information (applications métiers…). Reste encore au service informatique à développer les connecteurs et les applications mobiles pour ce type de machine, mais comme RIM est déjà très bien implanté dans le monde de l’entreprise, ça ne devrait pas poser de problèmes.

Je suis par contre plus inquiet sur la façon dont ces outils vont faire évoluer nos habitudes de travail. Je suis ainsi excédé par les participants d’une réunion qui sont le nez scotché sur leur smartphone ou leur laptop, cette tendance ne peut qu’empirer avec ces machines ultra-portables. Certes, il va y avoir un gain de le potentiel de mobilité des collaborateurs (ils restent joignables et opérationnels où qu’ils se trouvent), mais quid de leur capacité d’attention / de concentration ? Comment voulez-vous rester concentré sur la ou les tâches que vous avez à effectuer si vous ne pouvez pas vous isoler pour travailler sereinement sans être dérangé ?

La solution viendra peut-être du choix méticuleux des collaborateurs équipés de touchbooks : les directeurs de projet, coordinateurs et autres animateurs de communautés BtoB sont ainsi pleinement concernés par ce type d’outils car leur travail au quotidien repose sur la communication et les mises en relation (être plus connectés = être plus performant). Par contre, pour celles et ceux qui doivent produire (des rapports, des analyses, des livrables…) et qui ont besoin de concentration et de plages de travail favorisant l’immersion, il vaudrait mieux éviter.

Plus que jamais, le besoin va se faire ressentir de bien comprendre l’impact organisationnel de ces nouveaux outils nomades avant de les distribués comme des récompenses (en signe de gratification).

Les touchbooks BtoB ne sont ainsi que le dernier maillon d’une longue chaine d’outils et de processus favorisant la mobilité des collaborateurs. Équiper les équipes et réfléchir après aux usages me semble être suicidaire, cela risque de nuire à la productivité plutôt que de l’améliorer. L’introduction de ces outils dans l’entreprise doit se faire dans le cadre d’une réflexion approfondie sur les besoins réels et surtout sur la capacité des équipes informatiques et des processus à tirer parti de ces machines.

MàJ (22/10/2010) : HP vient également d’annoncer de façon (quasi) officielle la sortie de son propre touchbook… à destination des entreprises (HP Slate 500 finally official).

La NASA se remet en selle avec un serious game

Depuis le succès des la mission Mars Pathfinder et Mars Explorer, la Nasa n’est plus que l’ombre de ce qu’elle a été à la grande époque. Et malgré les projets ambitieux annoncés sous l’administration Bush, la crise économique a sacrément diminuée les budgets. Toujours est-il que l’activité ne s’arrête pas, et que deux projets sont toujours en cours : L’implantation d’une base permanente sur la lune et l’exploration de Mars. Hors pour cela, il faut le soutien de l’opinion publique et les équipes. Problème : Voilà bien longtemps que la Nasa ne fait plus rêvé personne. Solution : Lancer un serious games pour revaloriser le travail de l’agence, susciter des vocations et… faire parler d’elle > NASAs Moonbase Alpha Launches.

Le serious game de la NASA

Le serious game de la Nasa

Ce serious game s’appelle donc Moonbase Alpha (en référence au projet Moonbase) et s’insère dans le cadre du programme Learning Technologies. Le but de ce serious game (à mi-chemin entre jeu et simulation) est donc de remettre en état de marche une station lunaire à la suite d’une pluie de météorites. Le jeu est disponible au téléchargement et ils ont même pensé à réaliser une bande annonce :

Présenté comme un jeu à la première personne, il s’agit en fait plus d’une simulation où une équipe de six joueurs doivent assurer la réparation et la remise en service de la chaine logistique de la station (énergie, oxygène…). Le gameplay est parait-il assez répétitif (du moins par rapport à d’autres MMOG : Moonbase Alpha Review), même si vous avez la possibilité de prendre le contrôle d’engins lunaires ou de petits robots d’exploration :

Nasa + serious game + Wall-E = Moonbase Alpha

Nasa + serious game + Wall-E = Moonbase Alpha

Vous aurez bien compris que le but de ce serious game n’est pas de divertir les joueurs mais plutôt de leur proposer une vision assez réaliste du quotidien des missions des astronautes. La Nasa recommande d’ailleurs de se documenter avant de vous lancer dans la mission : Moonbase Alpha Exploration Training.

D’après la page du programme, ce Moonbase Alpha est le premier d’une série de serious games. J’imagine que le suivant sera sur Mars. Ce type de produit n’est pas une nouveauté pour l’administration US et plus particulièrement l’armée qui édite tout un panel de jeux :

Le FPS de l'armée US

Le FPS de l'armée US

Toujours est-il que ces serious games sont un très bon outil pour aider un public néophyte à mieux appréhender les difficultés du quotidien d’un métier particulier. Idéal pour faire naître des vocations ou passer des messages. En tout cas un bon moyen pour la Nasa de se remettre en selle et de préparer en douceur une nouvelle génération de collaborateurs issus des générations Y et Z.

J’ai ainsi en tête un serious game du Ministère des Finances pour mieux faire comprendre le principe de l’équilibre budgétaire mais impossible de le retrouver (si vous avez une URL je suis preneur).

Jive Software veut devenir le Facebook de l’entreprise

Cette semaine Jive Software a annoncé en grandes pompes son intention de s’implanter sur le devant de la scène et de devenir le Facebook de l’entreprise : Jive Software Wants to Be Facebook for the Enterprise. Comment devient-on Facebook ? En copiant ses fonctionnalités bien sûr ! Ils annoncent donc plusieurs nouveautés à leur suite de « Social Business Software » (anciennement Clearspace) :

  • Un tableau de bord pour apporter une vue synthétique aux collaborateurs (avec une petite touche de temps réel) ;
  • Une place de marché d’applications ainsi que les APIs qui vont avec (pour pouvoir héberger des applications tiers) ;
  • Un accès aux tweets en provenance de Twitter (dans un environnement sécurisé) ;
  • Une application disponible sur la Google Apps Marketplace.

Voici donc de bien belles fonctionnalités et un mélange des genres plutôt intéressant car ils mélangent des fonctions de collaboration internes avec des flux en provenance de l’extérieur : La suite intègre un outil de monitoring des médias sociaux, un outil de filtrage baptisé « Jive Chatter Filter » et un outil de recommandations (« Jive Genius« ). C’est donc un premier pas vers le Social Business Design (plus d’infos ici : Jive First to Combine Twitter and Social Business).

Vous pouvez apprécier ici une copie d’écran de leur tableau de bord avec un flux d’activité en colonne principale et des widgets applicatives sur la colonne de droite :

Le Dashboard de Jive Software

Le Dashboard de Jive Software

Cette colonne de droite me semble particulièrement intéressante car centré sur les besoins immédiats de chaque collaborateur (« My Actions« ). Concernant la place de marché d’applications je suis un peu plus sceptique car Jive se frotte à beaucoup plus gros que lui et se lance surtout avec plusieurs mois de retard sur Google et SalesForce : Google et SalesForce concurrents sur l’offre de S.I. à la carte.

Je reste persuadé que ces solutions restent encore trop tournées vers l’entreprise et qu’il y a une place à prendre pour l’éditeur qui proposera une plateforme ouverte où les entreprises pourront collaborer entre-elles (avec les partenaires, prestataires…). C’était l’ambition initiale du BlueHouse d’IBM mais ils ont depuis fait évoluer leur produit. Affaire à suivre…

Vers des vidéo-conférences augmentée avec ZugSTAR

Décidément la réalité augmentée est un sujet très chaud en ce moment (et même depuis l’année dernière : Réalité augmentée, le nouvel eldorado des smartphones). Outre les applications ludiques (comme avec l’incroyable AR.Drone), commerciale (cf. E-commerce + réalité augmentée = Webcam Social Shopping) ou touristiques (cf. Réalité augmentée, la revanche de l’Europe sur le Mobile 2.0), nous pourrions également trouver des applications dans le milieu professionnel.

C’est en tout cas la proposition de valeur de la société Zagura vec ZugSTAR (« Zugara STreaming Augmented Reality« ). Cette technologie permet de mélanger un flux vidéo avec des objets 2D / 3D et les outils pour les manipuler. La démonstration vidéo suivante vous donnera un aperçu de ce que la technologie est capable de faire dans différents cas d’usage :

L’idée serait donc de porter cette technologie dans le monde professionnel et de venir concurrencer des solutions de collaboration en ligne comme Adobe ConnectNow ou Webex.

La collaboration en ligne avec Adobe Connect

La collaboration en ligne avec Adobe Connect

Même si je ne peux que reconnaitre l’efficacité de ces services, le fait de scinder les fenêtres donne une très désagréable impression de cloisonnement de l’information et donc de restriction dans les possibilités de collaboration. La visio-conférence est un marché maintenant bien maitrisé mais qui manque peut-être de piment pour être répandu plus largement dans les entreprises.

Dans ce cas précis le piment c’est ZugSTAR avec cette représentation beaucoup plus sexy des différents flux (vidéo, commentaires, documents à partager) :

Visio-conférence augmentée avec ZugSTAR

Visio-conférence augmentée avec ZugSTAR

L’avantage de cette technologie est de prendre en charge toute la couche d’interaction et de faire en sorte que les utilisateurs en face de leur webcam puissent interagir correctement avec les éléments présents en sur-affichage (tourner les diapos d’une présentation, sélectionner une icone…).

Non cette technologie ne va pas révolutionner le travail à distance mais elle va peut-être faire en sorte que les réfractaires s’y intéresse. Encore une fois, je vois plus cette technologie comme un gadget qui amuse la galerie mais qui va permettre de vulgariser la visio-conférence plus classique et de faire évoluer les mentalité (« pas de travail efficace à distance, il faut se voir autour d’une table pour faire avancer les choses« ).

J’imagine ainsi deux cas d’usage en entreprise :

  • Épater la galerie (partenaires, actionnaires…) et proposer quelque chose de plus spectaculaire que du webcast (pour augmenter le nombre de spectateurs) ;
  • Créer l’évènement autour d’une présentation-gadget afin de familiariser les plus réfractaires à la télé-conférence.

Pour le moment cette technologie n’en est qu’à ses premiers balbutiements car il n’existe pas d’applications métier, mais l’éditeur propose une API pour que des développeurs tiers publient ou commercialisent des applications verticales. Plus d’infos ici : ZugSTAR Combines The Interactivity Of Augmented Reality With The Immediacy Of Live Video Conferencing.

Donc au final, malgré le coté « gadget » de cette technologie, je reste persuadé que tous les moyens sont bons pour faire évoluer les mentalités / habitudes et faire baisser le nombre de réunions (un gros facteur de baisse de la productivité).

Netvibes met enfin un pied en entreprise avec Sage

Après avoir longtemps existé de façon officieuse en entreprise (sur imitative des collaborateurs), Netvibes vient d’annoncer un partenariat historique avec Sage pour rentrer par la grande porte dans le monde de l’entreprise : Partnership with Sage brings Netvibes to even more Enterprises. Pour être plus précis, Netvibes va devenir la solution officielle de portail pour la future version de ERP X3 (un produit à destination du mid-market). Cet accord va donc permettre aux clients de Sage de profiter des offres Premium Dashboards et Netvibes for Enterprise.

Netvibes en entreprise

Netvibes en entreprise

Cette nouvelle monture devrait sortir au premier trimestre 2010 et être propulsée par Wasabi, la nouvelle version majeure de Netvibes : Le nouveau Netvibes, édition Wasabi. Un choix tout à fait intéressant car il répond à deux besoins : le tableau de bord personnalisable pour les employés et le lecteur de flux (qui a été grandement amélioré dans la nouvelle version : New Netvibes Will Be World’s Biggest Real-Time Feed Reader).

La nouvelle version de Netvibes

La nouvelle version de Netvibes

Le système de personnalisation de l’interface permettra donc aux collaborateurs de choisir les informations et applications qui leur conviennent le mieux (en s’appuyant pour cela sur le standard Universal Widget API), à défaut il sera possible de leur proposer différents choix par défaut.

Concernant la lecture de flux RSS, là encore il y a du nouveau puisque la nouvelle version propose différents modes d’affichage (liste, mosaïque…) mais également le support des protocoles d’échange de données en temps réel Pubsubhubbub et RSS Cloud.

Bref, ce ne sont que des bonnes nouvelles et le début d’une expérimentation à grande échelle du principe de personal dashboard qui va pouvoir être testé auprès de dizaines de milliers d’utilisateurs dans un contexte professionnel. Bien évidement il existe d’autres éditeurs de solutions de ce type mais peu ont le même parcours que Netvibes (cocorico !).

D’ailleurs à ce sujet je suis à la recherche de retours d’expérience sur l’implémentation à grande échelle de ce type de fonctionnalité…

(via Read/Write Web)

SAP lance une application d’analyse de social graph

Vous connaissez SAP ? Mais si enfin, le champion des progiciels de gestion intégrés qui a racheté Business Objects en 2008. Et bien figurez-vous qu’ils viennent d’ouvrir un tout nouveau Innovation Center qui risque de vous intéresser : SAP BusinessObjects innovation center is live!. Un certain nombre de prototypes sont ainsi développés dans ce centre d’innovation : Différents outils pour mieux exploiter vos données bureautiques (Excel, Outlook…), des outils de reporting avancé, des versions desktops des outils…

BI panel, pour mieux exploiter votre boîte mail sous Outlook

BI panel, pour mieux exploiter votre boîte mail sous Outlook

Joint par téléphone, Alexis Naibo – le directeur du centre d’innovation de Paris, m’a expliqué que ces prototypes étaient développés en fonction de demandes de clients ou sur impulsion de la direction (en fonction des « business trends« ).

Le prototype qui nous intéresse aujourd’hui est le Social Network Analyser, un outil qui permet d’analyser le social graph d’une entreprise en combinant les liens / relations de différents sources et réseaux. Dans les faits, ce prototype s’intègre à l’annuaire de votre entreprise pour analyser les relations entre collaborateur et importe également différentes données pour construire un modèle relationnel (organigrammes, composition des équipes projet, liste de partenaires, liste de clients et des interlocuteurs internes…).

Toute ces données sont ensuite compilées au sein du Relationship Analysis Server (qui nécessite le recours à un administrateur pour le paramétrage des flux entrants et leur maintenance / mise à jour), l’outil vous donne accès à une interface de consultation :

Le social graph du point de vue d'un collaborateur

Le social graph du point de vue d'un collaborateur

Sur cette vue, le social graph est centré sur un collaborateur, un certain nombre de filtres sont disponibles pour pouvoir affiner la recherche et identifier la ou les bonnes personnes. Il existe également une vue « process » pour modéliser une chaîne de décision :

La vue orientée processus du Social Network Analyser

La vue orientée processus du Social Network Analyser

Egalement joint par téléphone, Timo Elliott – un evangelist de l’équipe, m’a précisé que cet outil est avant tout destiné aux populations RH (et notamment les « talent managers« ) mais également aux cabinets spécialisés en rationnalisation / optimisation de l’organisation interne. Idéalement cet outil est l’arme ultime pour les Chief Network Officers, si tant est qu’une entreprise veuille se doter de ce poste. Plus d’infos ici : SAP Social Network Analyzer Prototype.

Un prototype tout à fait intéressant qui illustre bien le changement de paradigme : de l’ère du Knowledge Management à celle du Network Management. Encore plus intéressant, cette application peut également servir en dehors de l’entreprise pour analyser les réseaux « ouverts » comme Facebook ou LinkedIn. Peut-être pouvons-nous y voir une possible utilisation par les spécialistes de l’influence et du buzz marketing pour combiner différentes plateforme sociales et identifier plus facilement les noeuds forts.

Twitter + Yahoo! Answers + LinkedIn = Blellow

J’ai déjà eu l’occasion de vous vanter les mérites des outils de microblog en entreprise (cf. Les microblogs d’entreprise comme outil d’éveil et Twitter + Basecamp = Co-op), mais comme je suis un incorrigible enthousiaste, je me permet de vous faire découvrir une troisième catégorie d’outil de microblog d’entreprise.

Troisième ? Mais oui enfin, car nous pouvons maintenant identifier différentes catégories en fonction de la cible :

  • Les outils de microblog à l’échelle de services ou projets comme Co-op ;
  • Les outils de microblog à l’échelle de l’entreprise comme Yammer ;
  • Les outils de microblog à l’échelle de professions comme Blellow.
La page d'acceuil de Blellow

La page d'accueil de Blellow

Blellow vient donc bousculer les acteurs en place avec une proposition de valeur tout à fait intéressante : une plateforme de microblog et de collaboration centrée sur les métiers (cf. Blellow, Like Yammer meets LinkedIn Meets Twitter In A Way That Makes Sense). Le principe est simple :

  1. Vous créez un compte ;
  2. Vous rejoignez un groupe (en fonction de vos compétences / profession) ;
  3. Vous décrivez les projets sur lesquels vous travaillez et posez des questions aux membres de votre groupe ;
  4. Vous récompensez les meilleures réponses avec des kudos ;
  5. Les utilisateurs avec le plus de kudos bénéficient d’une meilleure exposition (et de la reconnaissance de leurs collègues) et sont ainsi plus visibles pour une société à la recherche d’un expert.
La page de groupe dans Blellow

La page de groupe dans Blellow (avec les Q/R)

Voilà, c’est d’un simplicité diabolique : implication = reconnaissance = visibilité = $.

La plateforme propose en plus un certain nombre de prestations comme la possibilité de publier des offres d’emploi ou de recherche de freelance, d’héberger des documents… Ce Blellow se positionne donc comme le Twitter des freelance, un formidable outil de promotion personnelle. Plus d’infos ici : Blellow, A Better Microblogging Tool for Freelancers and Web Workers.

Dans un autre style, il y a aussi cette initiative de Federated Media et Microsoft pour verticaliser Twitter : Federated Media, Twitter and Microsoft Launch ExecTweets. L’idée derrière cet ExecTweets est de filtrer les membres par métier et par fonction (c’est en quelque sorte le Twitter des patrons). Les tweets sont ensuite classés en fonction du nombre de votes qu’ils ont reçus (ici la catégorie Technology) :

ExecTweets, le Twitter des patrons

ExecTweets, le Twitter des patrons

Que dire de ce service si ce n’est que je trouve extrêmement réducteur de considérer que seuls les directeurs (« executives » en anglais) possèdent la compétence ou le savoir-faire. Bref, une variante intéressante mais trop élitiste à mon goût.

IBM travaille sur un browser dédié à la collaboration

En ce moment les projets autour d’outils de collaboration en ligne ne manquent pas. Dernier en date, celui d’IBM qui s’appelle pour le moment « Blue Spruce« .Il s’agit visiblement nom pas d’un logiciel mais d’un navigateur ou plutôt d’une sur-couche pour les navigateurs. L’objectif de cet outil sera de fournir aux collaborateurs une plateforme qui leur permette de travailler en ligne sur des applications métier et de collaborer également en ligne (co-création…) : First Look at Blue Spruce, IBM’s Next Generation Browser Platform.

Cette future offre prendra vraisemblablement la forme d’un plug-in qui servira d’environnement d’excécution et de communication comme expliqué ici : IBM working on Web-based collaboration platform. Il y a donc un gros volet collaboration qui va visiblement venir en concurrence de solutions comme Adobe Genesis.

La plateforme de collaboration d'IBM

La plateforme de collaboration d'IBM

Plus intéressant, cette plateforme servira également à faire tourner des applications en ligne. Il n’est pas ici question d’un nouveau langage de développement mais plutôt d’un « accélérateur » (ou d’un « fiabilisateur ») qui repose sur les technologies web traditionnelles (HTML, CSS, javascript…). Différentes expérimentations sont déjà mené avec des prototypes d’applications métier :

Une application métier dans Blue Spruce

Une application métier dans Blue Spruce

Voilà donc un projet ambitieux dans lequel s’est lancé IBM, attendons de voir comment ce projet évolue puisqu’ils en sont au tout début. Je trouve en tout cas très intéressante l’idée de pouvoir intégrer de façon native des modules de collaboration (visio-conf, tchat…) à une application métier. A suivre…

Apple se lance dans le SaaS avec iWork.com

Les rumeurs les plus folles anticipaient une version web de la suite iWork d’Apple, mais c’est finalement un service distincte qui a été annoncé à la dernière keynote : iWork.com. Pour faire simple, ce service vous permet de publier et de partager vos documents sur le web :

Le principe est simple : vous publier vos documents (uniquement les fichiers iWork 09), vous choisissez les options de partage (autorisation sur les commentaires et les téléchargements), vous envoyés une invitation et voilà.

La suite est plus classique : publication de commentaires et de notes, gestion des droits d’accès centralisés…

L'interface de collaboration de iWork.com

Rien de très révolutionnaire là-dedans, d’autant qu’il n’est pas encore question de gestion des versions ou du support d’autres formats que ceux d’iWork. Soyons honêttes, avec cette offre Apple fait à peine mieux que la combinaison PowerPoint / Slideshare : SlideShare makes PowerPoint social (also sends it to the cloud).

Passé la déception, il faut plus voir dans cette annonce un changement majeure dans l’industrie du logiciel qui passe d’un modèle de logiciel isolé à celui de Software and a Service, principe lancé par Microsoft (cf. SlideShare PowerPoint Ribbon – it’s S+S!). Nous pouvons ainsi imaginer un futur (très proche) où le coût des licences va progressivement s’éclipser au profit d’un abonnement aux services associés. Mais pour cela encore faut-il imposer un standard, d’où la très forte probabilité d’une distribution gratuite des logiciels (servant de produit d’appel) pour mieux facturer du service (des revenus réguliers qu’il est impossible de pirater).

Bref, l’avenir est dans le SaaS / S+S / Cloud computing (appelez ça comme vous voulez) et la tendance semble se généraliser chez Apple comme le prouve la nouvelle version de iPhoto qui semble vouloir rattraper son retard sur le Picasa de Google qui fonctionne déjà en mode S+S avec Picasaweb.

Mais revenons à nos moutons avec ce tout nouveau iWork.com qui risque de faire pâle figure face à des solutions beaucoup plus prometteuse comme le futur Genesis d’Adobe. La principale raison est que ce service n’est pas lié à un format de fichier en particulier (iWork ou Office) et offre un premier niveau de collaboration (commentaires, partage d’écran, tchat…) sans toutefois venir marcher sur les platebandes des suites bureautique en ligne comme Google Docs ou Zoho qui sont elles mêmes en concurrence avec les offres de wiki d’entreprise (SocialText, Confluence…). Mais là nous entrons dans un autre débat.

Bref, tout ça pour dire que je suis plus que sceptique vis à vis de ces offres centrées sur des formats de fichier et que j’anticipe un potentiel beaucoup plus grand avec les offres centrées sur les entreprises comme blueKiwi ou BlueHouse.

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