Zoom sur 4 offres françaises : Xwiki, SeeMy, Jamespot et blueKiwi

Depuis que j’ai commencé à rédiger ce blog j’ai l’impression de ne parler que de la Silicon Valley. Il est vrai que cette région concentre beaucoup de talents et d’argent, ce qui en fait un lieu très fertile à l’innovation. Ceci étant dit, il n’y a pas que la Silicon Valley et je souhaiterais consacrer cet article à des acteurs français dont nous pouvons être fiers. Est-ce du pur chauvinisme ? Oui, et je l’assume (après tout, c’est la French Week).

En France aussi nous avons des talents ! Je pense notamment à Bertrand Duperrin, Vincent Berthelot, Thierry Debaillon… Il y a aussi de très bons blogs collectifs qui parlent de nos sujets favoris comme le blog des Managers 2.0 et celui de l’Entreprise Collaborative. (j’en oublie forcément, n’hésitez pas à rajouter vos sources favorites dans les commentaires)

Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui est de donner un coup de projecteur sur 4 solutions françaises de collaboration et de réseau social d’entreprise.

Commençons avec XWiki dont j’avais déjà parlé en 2009 (XWiki Enterprise sort sa V.2). En résumé, XWiki est une solution de création collaborative de contenus. Même s’il y a « wiki » dans le nom du produit, la solution se présente comme une plateforme sur laquelle viennent se greffer des modules applicatifs. Le produit est disponible en téléchargement (sur XWiki.org) ou en mode SaaS avec XWiki Cloud.

La page d'accueil de XWiki Cloud

La principale actualité d’XWiki est la sortie de la version cloud, mais ils sont également en train de finaliser la version 3 de la plateforme qui va apporter beaucoup de nouveautés. Peut-être que si vous insistez auprès d’elle, Emilie vous en dira plus…

Parlons maintenant de SeeMy, une solution de réseau social d’entreprise (RSE) qui s’est illustrée dans le référentiel Useo 2011. Initialement prévue pour les PME, cette solution a beaucoup évoluée et propose maintenant une offre complète qui repose sur deux piliers : le relationnel (mise en relation entre collaborateurs) et le conversationnel (discussions formelles sur un projet / dossier ou informelles sur un thème). La solution propose ainsi différents composants : annuaire, flux d’activité, groupes, publications, wikis, messagerie instantanée…

Exemple de conversation thématique avec SeeMy

Interviewé récemment, Emmanuel Douaud (le fondateur) a pu m’exposer sa théorie sur les savoirs informels : Les ERP, plateformes de CRM et autres BPM ont fait faire de gros progrès aux entreprises (structuration des données et des processus), mais le prochain levier de croissance réside dans les données non-structurées que les RSE rendent visibles. Il existe ainsi une grande quantité d’informations qui gravitent autour des données structurées et qui ont de la valeur.

La particularité de cette solution est de proposer une interface en Flash. Un choix assumé par l’éditeur qui le justifie comme une solution de contournement aux problèmes de compatibilité (notamment avec IE6 qui est encore largement utilisé dans les PME).

Poursuivons avec Jamespot, un RSE qui repose sur le principe de spots, des espaces thématiques au sein desquels vivent des conversations et des communautés.

La page d'accueil d'un utilisateur de Jamespot

Dernièrement les équipes ont présenté leur nouveau module Social Ready (Jamespot annonce son module pour socialiser l’intranet) qui permet d’intégrer la solution à un intranet ou un portail. Le module est en fait un portlet compatible avec la norme JSR168 utilisée par de nombreuses solutions de portail (BroadVision, IBM Websphere, Interwoven, Oracle Weblogic, SAP AG, Sun Portal Server, Tibco, SharePoint…) mais aussi compatible avec des CMS comme Drupal, Joomla, Typo3, ezPublish ou encore WordPress.

Terminons enfin avec blueKiwi, une solution de RSE qui vient de lancer une nouvelle version plus modulaire : blueKiwi lance sa nouvelle offre modulaire de réseaux sociaux professionnels.

Page d'accueil de l'environnement blueKiwi

La solution bK se présente donc maintenant comme une plateforme sur laquelle vont venir se greffer un certain nombre de modules pour créer des réseaux sociaux internes, pour faciliter la collaboration, pour fédérer des communautés externes et même pour faire le pont entre l’interne et les médias sociaux. Disponible en 5 langues, la solution se dirige vers une plus forte verticalisation avec des offres adaptées aux différents corps de métier.

Ainsi se termine mon tour d’horizon des start-up françaises, dont encore fois nous pouvons être très fiers. Ne comptez pas sur moi pour vous dire laquelle de ces solutions est la meilleure, car tout est une question de contexte (existants, contraintes, objectifs…). Le mieux est encore de les étudier minutieusement, mais rappelez-vous que l’outil n’est qu’un ingrédient nécessaire mais pas suffisant dans votre dynamique d’adoption des pratiques 2.0.

Définition et usages du cloud computing

Vous ne vous en êtes sûrement pas rendu compte, mais depuis que j’ai commencé à rédiger ce blog, je vous parle de cloud computing. Et oui, car le cloud est un des ingrédients essentiels des outils et pratiques affiliés à l’Entreprise 2.0 (Connecting the Dots Between the Cloud and Enterprise 2.0). Il est donc tout naturel que je consacre un article à ce sujet.

Il faut dire qu’en ce moment le sujet est très chaud. Correction : voilà plusieurs années que le sujet est chaud (), mais l’année 2011 s’annonce comme particulièrement riche en annonces surprenantes (2011 sera-t-elle l’année du cloud computing ? et La Chine construit une ville dédiée au Cloud Computing) et en mises en garde (Cloud Computing Bubble Looks Like Dot-Com Bubble). Il existe déjà quantité de matière et de spécialistes (dont Louis Naugès et Guillaume Plouin), aussi je me concentrerais sur une vision très personnelle du cloud (liée aux usages).

Cloud computing = informatique distante

Commençons par le commencement avec le traditionnel exercice de la définition. Le cloud computing est un concept assez vaste, aussi les définitions varient. Je vous en propose ici une compilation :

  • Pour Wikipedia : « Le Cloud computing est un concept qui consiste à déporter sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur le poste client de l’utilisateur » ;
  • Pour Génération NT : « Le cloud computing est un concept d’organisation informatique qui place Internet au coeur de l’activité des entreprises, il permet d’utiliser des ressources matérielles distantes pour créer des services accessibles en ligne » ;
  • Pour le NIST : « Le cloud computing est une nouvelle façon de délivrer les ressources informatiques, et non une nouvelle technologie« .

Avec ces trois définitions, nous avons de quoi faire… surtout avec la définition étendue proposée par le NIST : « C’est un modèle qui permet l’accès au réseau à la demande. Les ressources sont partagées et la puissance de calcul est configurable en fonction des besoins. Le client peut bénéficier d’une flexibilité importante avec un effort minimal de gestion. » Le NIST pousse sa définition encore plus loin en isolant :

  • 5 caractéristiques principales (un accès en libre-service à la demande, un accès ubiquitaire au réseau, une mise en commun des ressources, une élasticité rapide et un service mesuré en permanence) ;
  • 3 modèles de service (Software as a Service, Plateform as a Service et Infrastructure as a Service) ;
  • 4 modèles de déploiement (public, privé, communautaire et hybride).

Tout ceci est très précis, mais un peu trop jargonnant à mon goût. Je n’ai pas la prétention de rédiger la meilleure définition, mais plutôt de simplifier celles existantes. Je vous propose donc cette définition : « Le could computing désigne l’exploitation de ressources informatiques distantes permettant d’exploiter des services en ligne à la demande« .

La notion d’informatique « distante » est pour moi beaucoup plus parlante que d’informatique « dans les nuages » qui est beaucoup trop vague et de plus trompeuse (les données et traitements sont effectués dans des data centers généralement installés dans des sous-sols).

La clé pour bien comprendre le cloud computing est plutôt de s’intéresser aux usages. Le cloud computing permet ainsi de s’affranchir des contraintes de l’outil informatique traditionnel (installation et mise à jour des logiciels, espace de stockage, portabilité des données…) tout en facilitant la collaboration (circulation de l’information, production ou révision de documents à plusieurs mains…).  À partir du moment où, du point de vue des collaborateurs, tout se passe dans le navigateur, c’est forcément plus simple.

Acteurs et usages du cloud computing

De nombreux acteurs sont déjà positionnés sur le cloud : aussi bien des acteurs traditionnels (Microsoft, IBM, Cisco, HP, Dell…), que des éditeurs de logiciels et services (Oracle, Google, Adobe…), que des nouveaux entrants (Amazon, SalesForce, Zoho…). Pour une vision plus précise, je vous recommande l’article suivant : A Muddled Look at Today’s Cloud Computing Landscape.

Pour résumer une longue explication, le cloud computing concerne les familles d’usages suivantes :

  • L’exploitation de logiciels en ligne (ex : Zoho) ;
  • L’archivage de données ;
  • La mise à disposition de puissance de calcul ou d’environnements de développement (ex : Amazon) ;
  • La collaboration au travers d’espaces de travail partagés et d’outils de communication synchrones…

En fait les usages sont innombrables et pour cause : se sont les mêmes qu’avec l’informatique traditionnelle, sauf que les machines qui stockent et traitent l’information ne sont plus dans le même bâtiment que vous.

L’adoption des différentes solutions de cloud computing se fait progressivement en entreprise, mais c’est certainement par le grand public qu’elle risque d’être la plus rapide avec des usages liés aux contenus (musique, jeux, photos…) mais aussi aux terminaux mobiles (tablettes et netbooks) qui vont être les premiers bénéficiaires de cette révolution. Révolution ? Oui car le fait de déporter le stockage des données ainsi que les traitements va complètement bouleverser l’outil informatique (le concept de cloudbook de Google en est l’illustration parfaite).

Les avantages du cloud computing pour les entreprises et collaborateurs sont donc nombreux :

  • Une plus grande flexibilité des outils informatique (pas d’installation ni de mises à jour, montée en charge automatisée, nombreux connecteurs disponibles…) ;
  • Un budget optimisé (facturation à la demande) ;
  • Des informations plus accessibles (puisqu’elles sont déjà en ligne) ;
  • Des données sécurisées (rien sur les disques durs) et une informatique réellement nomade (accessible depuis n’importe quel ordinateur ou smartphone)…

Bref, les avantages. Je fais volontairement l’impasse sur les inconvénients, car je préfère donner une note optimiste à cet article. Il existe de plus de nombreux articles qui traitent les différentes objections (sécurité, disponibilité…). Dernière précision : Même si les petites structures sont les organisations les plus à même d’en bénéficier directement (cf. Peut-on envisager une entreprise sans SI ?), les grandes entreprises peuvent également en bénéficier facilement en déportant une partie de ses applications vers le cloud. L’informatique distante n’est ainsi pas exclusive, elle peut tout  fait cohabiter avec un environnement traditionnel.

Les nouveaux usages du cloud computing

Comme précisé en début d’article, le cloud computing n’est pas un concept très neuf (on parlait déjà d’Application Service Provider au siècle dernier). De nombreux usages innovants sont ainsi en train d’émerger :

  • Le cloud computing pour les gouvernements et municipalités. Les gouvernements et municipalités exploitent des S.I. complètement dispersés. De plus, ils s’insèrent dans un écosystème très dense de partenaires, sous-traitants & cie qui exploitent eux-mêmes des applications très hétérogènes. À partie de ce constat, déporter les applications et données semble être une solution idéale pour simplifier l’évolution des services, l’accès aux données et la collaboration. De nombreux gouvernements se sont déjà prononcés en faveur de cette solution (Le gouvernement fédéral américain publie sa stratégie Cloud Computing) et les municipalités devraient être les prochaines cibles privilégiées des éditeurs.
  • Le cloud computing pour les industries verticales. Certaines professions vivent quasiment en « vase clôt » dans leur environnement informatique, notamment les professionnels de la santé ou du tourisme. Ces industries sont composées d’une infinité d’acteurs de petite taille (médecins et pharmaciens, hôtels et restaurants…) qui ne nécessitent pas une informatique très lourde et qui doivent être reliés à des opérateurs nationaux (sécurité sociale et mutuelles, systèmes de réservation centralisés et compagnies aériennes). Le cloud computing semble là encore parfaitement adapté pour équiper ces petits acteurs et faciliter les échanges électroniques (cf. Dell Launches New Cloud-Based Services for Hospitals and Physician Practices).
  • Le cloud computing pour les objets connectés. Dans un futur proche, une grande partie des objets de nos foyers seront connectés à l’internet (TV, cadre à photo, pèse-personne, système de surveillance…). Collecter et traiter les données en provenance de ces appareils sera d’autant plus simple si tout est centralisé et piloté à distance. Cette configuration permettrait de plus à des opérateurs accrédités de vous simplifier le quotidien (le Ministère de la Santé pourrait vous faire des recommandations d’alimentation en fonction de ce que vous avez dans votre réfrigérateur, votre fournisseur d’électricité pourrait vous aider à optimiser votre consommation…). Là encore nous n’en sommes qu’au tout début d’un chantier de transformation très vaste : Cloud + Machine-to-Machine = Disruption of Things.

Rien qu’avec ces trois domaines d’innovation, il y a suffisamment de matière pour écrire un livre. Mais ce n’est qu’un début, car le cloud computing induit de nombreuses autres transformations qui vont révolutionner notre quotidien. Affaire à suivre…

Définition et usages de l’intranet 2.0

Voilà un petit moment que l’on parle d’intranet 2.0 ou de social intranet (j’en parlais déjà en 2007 : Les dernières tendances en matière d’intranet 2.0), mais a-t-on déjà pris le temps d’en définir les contours ? Bon en fait il existe déjà de nombreuses définitions et c’est plutôt moi qui suis à la traine sur ce sujet… Je vous propose donc de rattraper ce retard et de faire le point avec vous sur ce meta-concept. « Meta-concept » ? Oui tout à fait, car il n’existe pas réellement de définition précise, uniquement des interprétations de l’évolution de l’outil informatique en entreprise. Vaste sujet qui mérite quelques explications.

Car il faut bien préciser que le fait de greffer un système de commentaires sur un intranet traditionnel est loin d’être suffisant. C’est une étape importante, certes, mais la route reste longue vers la vision idéaliste d’une plateforme collaborative et sociale intégrée.

Définitions

Comme précisé plus haut, il n’existe pas de définition officielle ni rigoureuse. Si l’on s’en tient à la définition d’un intranet (« Un réseau informatique utilisé à l’intérieur d’une entreprise utilisant les technologies de communication d’Internet : web, email…« ), alors la définition générique devrait être : « Un réseau informatique utilisé à l’intérieur d’une entreprise utilisant les technologies et pratiques du web 2.0 : intelligence collective, flux RSS, wikis… »

Vous conviendrez que ce n’est pas très satisfaisant, je vous propose donc de vous pencher sur d’autres définitions, à commencer par celle de Xavier Aucompte qui isole trois types d’intranets 2.0 :

  • Les intranets 2.0 fonctionnels qui reposent sur les outils du web 2.0 (RSS, blogs, mashups..) ;
  • Les intranets 2.0 innovant qui sont centrés sur l’innovation participative et la co-création ;
  • Les intranets 2.0 d’entreprise qui mettent l’accent sur les collaborateurs et les processus internes.

Ces trois familles ne sont pas exclusives, elles se combinent et peuvent être assimilées à des couches qui s’implémentent dans n’importe quel ordre.

Puisque l’on parle de couches (conversationnelles, relationnelles, transactionnelles…), je vous propose ce très bon schéma d’Alex Dowbor : Social Intranet, The Intersection Diagram.

L'intranet social à l'intersection des outils internes

Sur ce schéma ressortent bien les forces et faiblesses des 3 modèles d’intranet :

  • Les portails d’entreprise qui sont centrés sur le contenu et la connaissance, mais manquent de participation ;
  • Les plateformes de discussions qui sont déconnectées des processus et applications métiers ;
  • Les outils de collaboration qui sont pauvres en contenus.

L’intranet 2.0 ou « social intranet » se trouverait donc à l’intersection de ces 3 modèles.

Poursuivons avec la définition de notre Bertrand national : Qu’est-ce qu’un intranet social ou un intranet 2.0 ?. Toujours prudent vis-à-vis des buzzword, l’auteur liste un certain nombre d’évolutions nécessaires à apporter aux intranets traditionnels :

  • Une socialisation de l’information (personnalisation, partage, filtrage, relais, enrichissement…) ;
  • Une socialisation des collaborateurs (notamment au travers des profils enrichis) ;
  • Des leviers d’incitation à la publication / collaboration (dans une logique EtoE) ;
  • La socialisation des outils métier (au travers de connecteurs « sociaux ») ;
  • Les outils de rapprochement (qui permettent de trouver par affinité des collaborateurs, informations, données…) ;
  • La conduite du changement (qui permet de lier tout ceci et surtout d’impliquer durablement les collaborateurs dans cette logique contributive).

J’aime beaucoup l’idée que l’intranet 2.0 n’est pas un cap à franchir, mais plutôt une vision idéaliste dont on se rapproche en procédant par évolutions successives. Il n’existe ainsi pas réellement de palier à partir duquel votre intranet passe du statut de « 1.0″ à celui de « 2.0″.

Dans cette optique, je clôturerais cette partie en mentionnant l’Intranet Maturity Model de Razorfish (qui n’est plus en ligne), qui décrivait les différentes étapes de maturation d’un intranet :

Les 6 étapes de maturation vers de l'intranet 2.0

Comme nous venons de le voir, chacun à sa propre lecture et il n’existe pas de mauvaise définition. Je ne me risquerais donc pas à proposer ma propre définition, je vous propose plutôt de raisonner par composants.

Les 5 composantes d’un intranet 2.0

Comme nous venons de le voir, l’intranet 2.0 est plus une vision idéaliste qu’un ensemble fini de fonctionnalités à assembler. J’ai ainsi identifié 5 composantes principales qui tendent à rapprocher un intranet de cette vision idéaliste du « 2.0″ :

  • Information. Pour être qualifiée de « 2.0″, l’information doit pouvoir circuler de bas en haut et de façon transversale. Cela nécessite donc des canaux de distribution souples et performants (flux RSS, alertes, flux en temps réel…). L’information doit aussi pouvoir être filtrée, relayée, agrégée et enrichie (au travers de commentaires, notes…).
  • Connaissance. Une gestion de la connaissance efficace passe par des bonnes pratiques de capitalisation (grâce aux wikis) et de structuration (grâce aux tags). Cette connaissance doit également pouvoir être facilement diffusée de façon formelle ou informelle (au travers de blogs, de FAQ collaboratives ou de plateforme de social learning).
  • Communautés. Pas de 2.0 sans réseau social d’entreprise. Les collaborateurs doivent donc bénéficier d’un profil riche sur le RSE (qui va au-delà des coordonnées et intitulés de poste). Ils doivent également pouvoir rejoindre des groupes (publics, privés ou cachés) ainsi que contribuer à des thématiques (en utilisant un système de thèmes hiérarchisés).
  • Collaboration. Impossible de parler de « 2.0″ sans aborder la collaboration. Nous parlons bien ici de collaboration active autour d’outils de gestion de projet, de serious games, d’espaces de travail en ligne et d’ideagoras (pour faire de la co-création).
  • Applications et données. Les intranets intègrent une couche applicative depuis bien longtemps, l’évolution logique va donc être d’assouplir ces applications ainsi que leur exploitation / évolution / découverte à l’aide de Marketplace ou App Store, de fonctions de mashup d’entreprise ou de tableaux de bord personnalisables.

Ces 5 composantes regroupent selon moi l’essentiel des améliorations à apporter aux intranets traditionnels. Ces améliorations peuvent être réalisées dans n’importe quel ordre et doivent s’étaler dans le temps sous peine d’être confrontées à une forte résistance au changement.

Vue idéaliste de l'intranet 2.0

Il existe de nombreux outils et solutions permettant de greffer ces fonctionnalités à un existant, mais l’important n’est pas le nombre de fonctionnalités, mais leur intégration au S.I. et aux processus internes de l’entreprise. Il est en effet beaucoup plus simple d’exploiter une suite « sociale » en ligne pour contourner les problèmes de déploiement et de comptabilité, mais elle ne délivrera son réel potentiel que si elle s’intègre dans le quotidien des collaborateurs (dans leurs habitudes et réflexes).

Si vous avez ou connaissez d’autres définitions, n’hésitez pas à publier des liens dans les commentaires.