L’entreprise dont vous êtes le héros : panne matériel

Un soir, alors que vous surfiez tranquillement sur le web, votre ordinateur se bloque et un magnifique écran bleu apparait, vous savez cet écran bleu avec inscrit en blanc « fatal error ». Vous redémarrez alors votre ordi mais celui-ci ne veut rien savoir. Après analyse, vous découvrez que c’est le disque dur qui vous a lâché et que les données inscrites dessus sont irrécupérables.
Que faites-vous ?

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Cas 1 - Vous pleurez toutes les larmes de votre corps et envisagez même de changer de métier puisque vous avez tout perdu, tous vos e-mails, tous vos contacts, tous vos dossiers clients, tous vos fichiers sources…
Rendez-vous à la page 2.0

Cas 2 - Vous pleurez une petite larme car vous savez que votre entreprise a mis en place un système de sauvegarde mais que vous n’allez pas pouvoir récupérer les emails de la journée, ni les e-mails qui datent de plus de 6 mois, ni tous les fichiers ultra-confidentiels que vous vous refusiez à mettre dans le dossier de sauvegarde.
Rendez-vous à la page 2.0

Cas 3 - Vous râlez contre ce matériel trop fragile mais vous vous félicitez de travailler dans une entreprise 2.0 où tous les salariés sont équipés de terminaux mobiles uniquement destinés à vous connecter au réseau/web. Aucune information n’est stockée sur vos machines, tout est centralisé afin que chacun puisse y accéder de n’importe où et de n’importe quel ordinateur. C’est ce qu’on appelle des bureaux virtuels.
Bravo, vous êtes un héros. En cas de panne ou de vol de votre ordinateur, vous pouvez continuer à travailler de n’importe quel autre poste sans perte de temps (d’argent), et sans crainte que vos données tombent entre de mauvaises mains.

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Cette petite fiction a été largement inspirée d »une mésaventure qui vient de m’arriver. Mon PC portable a effectivement planté en ce début de semaine (vive la rentrée). Ce serait mentir que de vous dire que je suis dans le cas 3. Non ma situation se trouve plutôt à mi-chemin entre le cas 2 et le cas 3.

Si je ne peux effectivement pas récupérer le contenu de mon disque dur, je vais probablement perdre un certain nombre d’e-mails et quelques fichiers importants, mais rien de critique car :

  • Tous les fichiers sources et fichiers de travail sont sur le serveur de travail de l’entreprise.
  • Mon agenda est sur Google Apps.
  • Mon carnet d’adresses /de contacts est sur Plaxo.
  • Mes favoris (bookmarks) sont sur Mister Wong.
  • Mes notes sont sur Evernote.
  • Mes accès/mots de passe sont gérés par OpenID.
  • Les historiques de tous les projets et toutes les relations commerciales sont partagés sur des outils 2.0

Bref, finalement, je vais surtout perdre des fichiers persos. Et vous, dans quel cas vous retrouveriez-vous si vous perdiez votre ordinateur ? Et pire, si vos locaux brulaient ?

7 commentaires pour “L’entreprise dont vous êtes le héros : panne matériel”

  1. le 4 septembre 2008 à 19:31
    salut a dit :

    Et getdataback, ou recuva ou…

    Une bonne solution consiste aussi a faire appel a un informaticien.
    Il est même possible de changer la tête de lecture des disques durs incriminé.

  2. le 4 septembre 2008 à 22:01
    Laurent ASSOUAD a dit :

    @salut Il existe effectivement plein de solutions pour récupérer des données d’un disque dur crashé mais quelque soit la méthode utilisée, c’est autant de temps perdu pendant lequel le salarié n’est pas productif.
    Quant à faire appel à une personne tierce, cela soulève le problème de la confidentialité des données.

  3. le 5 septembre 2008 à 2:20
    salut a dit :

    Bonjour,

    La confidentialité des données, sur un serveur situé on ne sait ou? ce n’est pas plus rassurant,

    Avoir un informaticien dans une société qui utilise bcp l’informatique ce n’est pas un luxe, il y’a au pire une après-midi d’inactivité.

    Quand au crash suprême, le bureau virtuel n’en est pas lui aussi a l’abri.

    Au pris du giga aujourd’hui, la solution la plus économique c’est d’utiliser des systèmes de backup et plusieurs disque réseaux de stockage.

    Le bureaux virtuel reste malgré tout intéressant en cas de travail partagé ou d’équipe, ou même de tele-travail. mais la encore réserver un disque accessible depuis internet à tous les employé est aisé.

  4. le 5 septembre 2008 à 12:00
    Laurent ASSOUAD a dit :

    @salut « La confidentialité des données, sur un serveur situé on ne sait ou? ce n’est pas plus rassurant » Ce point que vous soulevez est, je pense, un des principaux freins au déploiement des outils 2.0 dans les entreprises. Ça sera sans doute l’objet d’un prochain billet sur ce blog.

    D’autre part, je ne remets pas en question la présence d’informaticiens au sein des entreprises. Tant qu’il y aura du matériel et des logiciels, ne serait-ce que sur un serveur central, l’informaticien est indispensable.

    Néanmoins, le bureau virtuel offre un confort de travail, un potentiel de collaboration et une garanti de productivité.

  5. le 5 septembre 2008 à 12:13
    Sébastie a dit :

    C’est vrai que ce qui est décrit ici est une solution idyllique :D

    Après il faut avouer que l’utilisation massive d’outils 2.0 est aujourd’hui limitée et j’ai des doutes quant à une évolution rapide :

    Ces services introduisent souvent des vraies ruptures d’usage qui les réservent aux plus technophiles d’entre nous. Open ID par exemple oblige à repenser tout le processus de log in (Logger sur Open ID et ensuite sur les autres services).

    En plus les services 2.0 n’ont jamais été prévus (du moins pour le moment) pour s’intégrer les uns aux autres. Chaque tâche (et parfois micro tâche) et gérée de façon indépendante par une application et, a part si on se lance dans le développement de passerelles, il faut se préparer à user et abuser du ctrl+x/ctrl+v
    Du coup il y a une vraie barrière à l’entrée de chaque nouveau service et chacun n’utilise qu’1 ou 2 services 2.0 mais rarement plus ce qui rend le cas précédent un peu utopique…

    L’industrie des services 2.0 est à mon avis confrontée au même problème que les développeurs de distribution Linux Grand Public ont eu a affronter lors des 10 dernières années : il faut passer d’une myriade de services à un écosystème de service où des suites logicielles cohérentes verraient le jour. Cela permettrait de réduire la barrière à l’entrée globale et de devenir compétitif face à l’industrie logicielle traditionnelle d’un point de vue prix/adoption par les utilisateurs finaux.

    Pour reprendre le « Delta Model », je pense qu’aujourd’hui on en est à une industrie de « Produits ». Donc le « Système Lock in » n’est pas pour tt de suite et va demander une certaine concentration des solutions et des acteurs.

    C’est pourquoi il est je pense important pour les éditeurs de solutions de prévoir dès le début de nombreuses API entrantes et sortantes.

    Je travaille pour Yoolink une société qui édite une solution 2.0 qui favorise la circulation et la conservation des informations au sein des entreprises et c’est vrai qu’on remarque que l’interopérabilité entre les services – si elle est nécessaire – n’est pas toujours évidente…

  6. le 5 septembre 2008 à 19:32
    Laurent ASSOUAD a dit :

    @Sebastie Effectivement l’E2.0 implique des « ruptures d’usage » et c’est là le cœur du sujet. Les outils collaboratifs vont faire évoluer le monde du travail comme l’e-mail l’a fait en son temps. Les entreprises vont devoir changer leur façon de travailler, cela va prendre du temps mais elles y viendront par la force des choses.
    Le cas 3 n’est pas si utopique que ce que tu sembles dire, des entreprises fonctionnent déjà ainsi. Pour le reste, je suis tout-à-fait d’accord avec toi.

  7. le 9 septembre 2008 à 11:08
    b-spirit.com » Travaillez-vous dans un bureau virtuel? a dit :

    [...] Via Entreprise 2.0 [...]

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